L'Histoire
A la suite du massacre de sa famille par les loups-garous, la jeune Sélène (Kate Beckinsale) a été adoptée par des vampires. Dès lors, devenue vampire elle-même, elle va devenir une redoutable tueuse de vampires. Jusqu’au jour où, lors d’une chasse au lupin, elle va tomber amoureuse d’un humain : Michael Corvin (Scott Speedman). Cette idylle ne semble pas du goût du chef du clan de Vampires, Kraven (Shane Brolly), et le jeune Michael semble de son côté l’objet de toutes les convoitises des Lycans, les loups-garous.
Notre avis
Le film a beaucoup fait parler de lui à sa sortie et a vite rejoint la liste des oeuvres incontournables du vampirisme et du lycanthropisme. Et pour cause, ce film mêle les deux mondes dans la plus parfaite ambiance gothique. Mise en scène souvent matrix-like, effets spéciaux de qualité (notamment pour les blessures se régénérant ou le nitrate d’argent en action), jeu des acteurs tout à fait honorable et graphisme soigné : tout est là ou presque pour signer un bon film fantastique d’action.
Malheureusement si tout est là et si tout le monde est là (la blonde Sophia Miles qui joue le vampire Erika est toute aussi jolie que la brune Sélène, et Shane Brolly rivalise de son côté avec Scott Speedman), le film traine en longueur. Le rythme se brise régulièrement, entre deux scènes d’action sur une bande-son plutôt molle (pour les amateurs de Sarah Bettens, il faudra tendre l’oreille pour entendre le morceau All of this past, écrit pour l’occasion).
Même le réveil d’un Aîné, un très ancien vampire, est soporifique. Dommage car Bill Nighy était taillé pour ce rôle du célèbre Viktor ; il le confirmera d’ailleurs dans les scènes suivantes par un jeu très complet. Les scènes de combat sont parfois un peu ratées, surtout du au cadrage, comme pour la scène du train : Amélia méritait mieux !
Car le problème vient du scénario, et du tempo. Le scénario est plutôt intéressant et les fans des jeux de rôles White Wolf (Vampires et Loup-garou) seront charmés ! Certains devant tant de similitude avec le jeu pourront se demander si Michael est un mage souffrant d’amnésie, mais chut. Le problème est donc surtout que le scénario est beaucoup trop étiré. Ce qui aurait pu tenir sur un peu plus d’une heure, occupe plus de 2 heures. Dommage car c’est ce qui fait que les bémols de la réalisation sont tant présents. Gageons que la fin du film a le mérite de clairement annoncer la suite et une suite tout à fait logique. Une suite qui sortira un peu plus tard, en 2006 : Underworld Evolution. Un film plaisant qui se regarde, mais veillez à remplacer l’hémoglobine par de la caféine, sinon c’est Morphée que vous rejoindriez, et non Caïn ;-)
Underworld
Len Wiseman – 2003
Date de sortie dans les salles françaises : 24 septembre 2003