Dark City
Après Brazil et avant Matrix, Dark City trouve une place légitime dans la liste des films de science-fiction à retenir. Ambiance polar et fantastique pour un film qui bouge certaines lignes de la réalité. Un entrainement au rythme des 24 heures pour Kiefer Sutherland !
L'Histoire
Dans un monde « atemporel », John Murdock (Rufus Sewell) se réveille dans une baignoire complètement angoissé semblant ne pas savoir où il est. Soudain le téléphone se met à retentir, et un certain Docteur P. Schreiber (Kiefer Sutherland) lui demande de quitter la pièce immédiatement. Juste après, il découvre le cadavre d’une jeune femme mutilée gisante sur le sol. Le gros problème est qu’il ne se souvient plus de rien, même pas de son nom : il est amnésique. Il va donc errer dans les rues sombres et labyrinthiques de la ville à la recherche de son identité (Emma, alias Jennifer Connely, est-elle sa femme ?).
Mais en plus de ne plus savoir qui il est, il est poursuivi par l’inspecteur Bumstead (William Hurt) qui l’accuse d’avoir tué plusieurs prostituées. Pendant son errance, John, va rencontrer des créatures étranges aux grands pouvoirs psychiques (NDW : notamment la syntonisation ;-), qui chaque nuit modifient la ville ainsi que ses habitants; un simple ouvrier vivant dans un taudis deviendra en une seule nuit une personne fortunée vivant dans un manoir. Mais pourquoi font-ils ça ?
Notre avis
Alex Proyas (The Crow) nous entraîne dans un monde où la lumière du soleil est quasi inexistante et où les époques se mélangent. L’obscurité est telle, que l’on ne voit pas la lueur du soleil avant la dernière scène.
Ce film nous montre l’importance qu’a la mémoire sur notre propre identité, où ce dont on se souvient fait de nous ce que nous sommes. Ainsi les décors sont construits de manière sombre et les rues paraissent de véritables labyrinthes afin de nous montrer dans quel état d’esprit se trouve John Murdock à son réveil. Au niveau des décors, on peut facilement voir de véritables similitudes avec Matrix (NDW: il parait que ce sont les décors de Dark City qui ont été repris dans le premier opus de Matrix), mais je tiens à préciser que Dark City est sorti deux ans avant Matrix, on ne peut donc pas parler de plagiat, ou alors ce serait dans le sens contraire.
Pour ce qui est des créatures, surtout des hôtes de ces créatures ils ont un petit air à la Pinehead (Hellraiser) mais sans les épines qui leur donne ce côté apathique. Cela permet de pouvoir montrer la différence entre ces êtres incapables d’émettre des émotions, et les êtres humains qui eux en sont capables. Certains diront que la scène d’action de fin est un peu trop inspirée des mangas à la Dragon Ball Z , mais moi ça me choque pas, ça me fait plutôt penser au film Scanners ;-)
Dark City
Alex Proyas - 1997
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