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La Route, de John Hillcoat

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Affiche du film La Route de John HillcoatPrésentation émue d'un film de science-fiction, un drame de science-fiction pour être précis qui bouclait brillamment la décenie en décembre 2009.

Loin des 2012 bourrés d'effets spéciaux ou des Mad Max qui prennent du coup un bon coup, La Route tire un trait sur ces films les mélangeant dans un panier où l'on ne fera plus la différence entre du Max, du Max, du Postman ou encore du Waterworld. Le concept de survivant, porteur d'humanité sera donc désormais porté par Viggo Mortensen et clos le débat de savoir si de Kevin (Costner) ou Mel (Gibson) en étant le digne représentant.

C'est intello et pourtant terriblement accessible et l'on ne peut que lui souhaiter une seconde carrière en DVD (comme le fit Donnie Darko) ou à la télévision (probablement sur Arte !).

 

L'Histoire

Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s'est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d'un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d'énergie, plus de végétation, plus de nourriture... Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. C'est dans ce décor d'apocalypse qu'un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d'objets hétéroclites - le peu qu'ils ont pu sauver et qu'ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette.

L'humanité est retournée à la barbarie. Alors qu'ils suivent une ancienne autoroute menant vers l'océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n'a ni but ni espoir, il s'efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

 

Notre avis sur le film La Route, de John Hillcoat


J'ai eu le privilège de voir le film un jour de neige. Cinq personnes dans la salle, version originale sous-titrée (plutôt correctement) en français.

Les conditions idéales pour une immersion dans un film, finalement, post-apocalyptique, particulièrement réussi !

Alors disons-le tout de suite, je n'ai pas lu le roman de C. McCarthy, qui a obtenu le Prix Pulitzer en 2007. Il parait, bien sur, que tout le livre n'est pas retrouvé dans le film. J'avais par ailleurs du mal à valider le classement de ce film en film fantastique (ou SF ;-), mais s'il y a eu phénomène inexpliqué (par le scénario), et non inexpliquable, et une sorte d'hiver nucléaire, ou une apocalypse, panne de chauffage ou invasion extra-terrestre, à vrai dire, seul le résultat compte : un cadre réel avec des éléments inexpliqués.

Et puis après tout, Prix Pulitzer et sélection à la Mostra de Venise, on peut craindre un film intellectuel, mais c'est tout ce que l'on risque !

Cette nuit-là donc, bravant la neige et le froid, j'avais eu une très bonne intuition car le moins que l'on puisse dire c'est que le film ne m'a pas laissé indifférent.

Le périple de ce père et son fils est prenant, touchant et angoissant. Le réalisateur aurait pu jouer dans le voyeurisme pour certaines scènes clefs, un peu fortes en émotions ou qui auraient pu être traitées de manière beaucoup plus... simplistes, barbares, c'est-à-dire assurant un très bon audimat télévisé, une bonne couverture presse pour la sortie en salles et en DVD.

Et non, et pourtant, le résultat est le même. C'est la peur, parfois la faim même, qui m'ont tenaillé le ventre le long de la Route.

Le garde-manger, la course-poursuite d'une femme et son fils, le repos dans l'abris atomique, les flash-backs à notre réalité et celles des personnages principaux sont traités avec une certaine pudeur mais avec le même résultat; aussi flippant que le remake de la Colinne a des yeux ou Hannibal !

Chapeau aussi aux acteurs, Viggo Mortensen bien sur, remarquable, son fils aussi (Kodi Smit-McPhee, quelque peu androgyne, ce qui fait que tout parent pourra l'identifier à sa fille ou son fils :-), Charlize Theron (qui n'a vraiment pas volé son Oscar, certes pour un autre film); Guy Pearce et Robert Duvall, méconnaissables, sont eux aussi plus vrais que nature.

Car le tour de force est là : peu d'effets spéciaux, peu de moyens qui crèveraient l'écran, un peu de maquillage, et pourtant, tout est très réaliste ! Ca en devient beaucoup plus crédible que d'autres films à thématiques et sujets (au premier ou second degré) très proches : 28 jours plus tard (la barbarie et la mort), Mad Max (la rareté et la survie), Je suis une légende (seul contre tous) ou encore le Jour d'après (zut c'est la fin du monde et l'ordre des choses est bouleversé).

Tout l'est tellement que ce regard porté sur notre société à divers niveaux est cinglant, bien que camouflé et la métaphore de la route, celle de la vie et des choix, pernd tout son sens, jusqu'à la dernière scène (la scène de la plage, mais je ne vous ai rien dit).

Un film plein de symbolisme, de messages et résolument fantastique car faisant voler en éclat notre réalité qui tient très certainement à un fil, un fil clairement déroulé et (presque) brisé le long de la Route !

En entrant j'avais la larme à l'oeil à cause du froid, en sortant j'avais de nouveau très froid, le coeur beaucoup plus chaud et une larme à l'oeil, larme remplie d'émotions. A voir absolument, une grande leçon de vie(s) et d'humanité !

 

Date de sortie dans les salles françaises : 2 décembre 2009.
Date de sortie en DVD : 28 avril ou 6 mai 2010 (à confirmer).

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