L'Histoire

Si vous aviez des questions quant au contenu de la série, le générique vous met immédiatement dans le bain; avec Sliders, nous entrons de plain pied dans l'univers des mondes parallèles. Vaste sujet dont la seule limitation reste l'esprit humain. Tout commence lorsque Quinn Mallory (Jerry O'Connell), le petit génie de l'histoire ouvre un tunnel inter-dimensionnel dans sa cave, en bossant sur un prototype de machine anti-gravité. Après avoir envoyé divers objets qui ont disparus à jamais dans ce vortex, il fabrique un minuteur dans le but de paramétrer la durée des sauts. L'expérience est un succès, 20 minutes après l'avoir envoyé, le ballon de basket est de retour dans la cave-laboratoire, exactement dans le temps prévu. Sans trop réfléchir - ce qui est le comble pour un génie - il emprunte, à son tour, le vortex pour un rapide voyage et glisse dans une version alternative de sa ville, San Francisco, habitée par une autre version de la population, de ses amis, de sa famille. un monde parallèle.

De retour dans sa réalité, il embarque le Professeur Maximilien Arturo (John Rhys-Davies) et son amie Wade Wells (Sabrina Lloyd) pour ce qui aurait du être une courte expédition. Mais un réglage trop puissant du vortex attire avec eux un voyageur surprise, le chanteur Rembrandt Brown (Cleavant Derricks), le charmeur, et c'est finalement à quatre que le voyage commence. Glisse après glisse, ils se retrouvent, encore et toujours, propulsés dans de nouveaux mondes étranges, au coeur de civilisations parallèles inconnues et tentent, au mépris du danger, de retourner vers leur dimension d'origine.


Notre avis

Postulat intéressant, pour une série de science-fiction exploratoire, offrant un potentiel scénaristique qui n'a rien à envier à Star Trek, et permet à Tracy Tormé et Robert K. Weiss, les deux créateurs, d'aborder de nombreux thèmes - uchronie, apocalypse, mutations, perversions politiques, économiques, scientifiques ou religieuses - tout en y mêlant humour, romantisme et action. C'est en 1995 que la FOX débute la diffusion de cette courte série, une dizaine d'histoires, puis renouvelle l'expérience avec les 13 épisodes de l'année suivante.

Le ton est donné, Sliders est bâti sur des scénarios inventifs, intelligents et parfois déconcertants : Le monde de l'intellect, Un monde au féminin, Un monde parfait, ce qui amènera d'ailleurs la FOX à demander des retouches sur certains scripts aux idées un peu osées pour la chaîne. Victime de son succès, Sliders subit quelques transformations au niveau de sa production. Tout d'abord, la nouvelle et troisième saison comprend, cette fois, 25 épisodes avec des budgets plus conséquents. Un vrai format de série, de nouveaux moyens, les effets de cette nouvelle politique ne tardent pas à se faire sentir. Nantis de nouveaux joujoux, l'équipe de production privilégie un peu trop la forme, les effets spéciaux et créatures se multiplient, au détriment dufond, avec certaines histoires ou idées parfois directement empruntées au cinéma: Mad Max, les Morlocks de La machine à explorer le temps, l'île du Dr Moreau.

Mais aussi à l'affiche, puisque John Rhys-Davies disparaît du casting en fin de saison et qu'une nouvelle glisseuse, la charmante Kari Whurer, dans le rôle de Maggie Beckett, fait son apparition. Tout cela pour finalement se solder sur un coup de thé‚tre, avec l'abandon de la série par la FOX. Mais le SCI-FI Channel veille, récupère et relance l'affaire. La fameuse et très attendue 4ème saison, toujours inédite en France (merci M6), ne débute qu'avec 3 voyageurs, Sabrina Lloyd ayant préféré aller glisser ailleurs. Rapidement Charlie O'Connell (Oui, oui le frère de Jerry) viendra s'associer à nos voyageurs imprudents.

Par contre, je ne m'appesantirai pas, pour l'instant, sur les modifications et autres transformations apportées à la 5ème année de la série, en cours aux USA. Peuplé, de par le sujet - et oui, même lieu, même époque, même population ! -, de nombreux personnages récurrents, Sliders reçoit tout de même l'appui d'une galerie d'invités hétéroclites où se mêlent entre autres : Rebecca Gayheart, Tom Heaton, Isaac Hayes, Max Grodénchik, Robert Englund, Appolonia Kotero, Roger Daltrey, Michael York, Armin Shimerman, Veronica Cartwright, Peter Jurassik, Adrienne Barbeau, Jerry Doyle, Eric Pierpoint ou encore Rob LaBelle. On retrouve également à la réalisation de nombreux habitués des séries SF et fantastiques comme Mario Azzopardi, Reza Badiyi, Tmothy Bond, Jim Charleston, Richard Compton, Les Landau, Jefery Levy, Allan Eastman, John McPherson, Adam Nimoy (le fils de Spock) mais également Jerry O'Connell - impliqué au niveau de l'écriture, de la production et réalisant deux épisodes de la saison 4 à savoir Lipschitz Live! et Roads Taken.

On serait en droit d'espérer un traitement enfin correct quant à sa programmation; c'est à dire une rediffusion comprenant les épisodes régulièrement écartés ou changés d'horaires : un monde de zombies, un monde d'aliens, un monde selon Stoker, ou encore un monde hybride, pour cause de censure masquée, sans oublier, bien entendu, cette fameuse saison, grand succès du SCI-FI Channel, oubliée jusqu'à présent dans un tiroir de la petite chaîne qui montait, et qui continue parfois à me dé-monter !! Et pour conclure, pourquoi ne pas rêver à une diffusion intelligente et suivie de Sliders, et pour les c‚blés en VOST, sur Série-Club ? Hein, qu'en dites vous ? En tout cas, pour patienter, j'irais bien faire une balade. Chérie, tu sais pas où j'ai foutu mon minuteur ?


Sliders
1995 - 2000
Créé par Tracy Tormé & Robert K. Weiss


Interprètes

Jerry O'Connell (Quinn Michael Mallory 1995-1999), John Rhys-Davies (Professor Maximillian P. Arturo 1995-1997), Cleavant Derricks (Rembrandt Lee "Crying Man" Brown), Sabrina Lloyd (Wade Kathleen Wells 1995-1997), Kari Wuhrer (Margaret Alison "Maggie" Beckett 1997-), Charlie O'Connell (Colin Mallory 1998-1999).