Bigfish
Tim Burton ñ 2004
Sortie française le 3 Mars 2004
Sortie belge le 17 Mars 2004
Big Fish cêest le tout nouveau film de Tim Burton, et en soit un film de ce réalisateur cêest un événement. Big Fish nêa pas dérogé à la règle ; mais la bande annonce ne mêavait pas vraiment attiré et je nêétais pas vraiment chaud et puis bah, on ne fait pas que des choses rationnelles. L'Histoire
Edward Bloom est un conteur hors pair, il nêest jamais à cour de bonnes histoires. Ce nêest pas tant lêhistoire, que la manière de les raconter, il se délecte de chaque passage et sait captiver son auditoire par chaque moment et les révélations sur le monde et la vie sont toujours instructives. William Bloom son fils a depuis toujours entendu les histoires de son père et il commence à un peu trop les connaître. Le problème, cêest quêEdward Bloom semble être le héros de toutes ces histoires magnifiques et magiques. Des histoires où les hommes vivent des aventures extraordinaires chaque jour et tentent lêimpossible pour arriver à leur but. William a cru longtemps à ces mythes, mais il est désormais lassé et il part vivre en France loin de ce père quêil finit par traiter dêaffabulateur. William va se marier avec une Française et vivre une vie paisible. Mais Edward Bloom est désormais un vieux Monsieur atteint dêun cancer et il nêa plus que quelques jours à vivre. William et sa jeune épouse vont faire le voyage pour accompagner lêancien dans ses derniers jours et aussi mieux le connaître. Et enfin savoir quelle fut la réalité de la vie dêEdward Bloom, qui était réellement cet homme, ce père si extraordinaire, a-t-il vécu réellement ces histoires impensablesÖ
L'Avis
Cêest une histoire tout simple que nous propose Tim Burton dans ce film. On est bien loin du scénario quasi machiavélique des Sleepy Hollow [Voir la fiche du film]ou encore Beetle Juice. Ce film cêest tout simplement la vérité dêun homme : est-il réellement plongé comme il en a lêair dans les contes et les histoires à dormir debout ou as-t-il réellement vécu ces aventures extraordinaires. Je dirais que la première partie du film est réellement intéressante dans la mesure ou lêon est plongé en plein univers Burtonien. Un monde original, presque parallèle au notre, un monde fait dêhistoires amusantes, un peu folles, mais un monde ou les hommes vivraient sans peur, sans guerre, sans peine, en somme un monde idéal. Et lêon prend un réel plaisir à suivre les aventures dêEdward Bloom, campé par un Ewan McGregor qui pour lêoccasion a laissé tombé la robe de bure des Maîtres Jédïs pour endosser le costume de garçon de cirque, ou celui de VRRÖ Edward Bloom cêest un peu le personnage de Bd, il est à la fois dans le monde réel quand il part travailler, mais il a aussi un petit peu la tête dans les étoiles. Il va passer trois ans pour simplement avoir quelques indices sur une femme quêil dit aimer alors quêil ne lêa vue quêune seule fois. Cette femme cêest Sandra, celle qui deviendra la future Madame Bloom campée dans ses jeunes années par Alison Lohman qui est dans ce film comme une apparition éthérée. Une femme si évanescente que lêon se demanderait presque si Edward ne rêve, si nêest pas encore dans une de ces histoires merveilleuses ou les fées auraient pris taille humaine pour se marier avec Edward Bloom, mais Tim Burton réussit à marier la réalité et la fiction, car Sandra existe réellement et elle deviendra la compagne de toujours de cet homme un peu fantasque. Elle se réjouira toujours de ses facéties, et le temps ayant passé, Jessica Lange prête ses traits à cette femme dont lêesprit est toujours vivace et à lêúil amusé par son mari aussi intelligent que drôle. Lêhistoire de la vie dêEdward Bloom est par ailleurs traversée par des personnages assez étonnants. Trois exemples assez remarquables. Un homme mesurant prés de 3 mètres de haut, quêEdward va convaincre de vivre normalement en lui indiquant quêen réalité se sont les villes qui sont mal faites car trop petites. Tout est une question de point de vue dans ce film. Ewan McGregor avec cet air mi-taquin, mi-amusé, va aussi rencontrer un poète de génie qui travaille depuis 10 ans sur une ode au merveilleux, un poème ultime selon ses propres termes. Steve Buscemi (déjà dans le principe, Steve Buscemi en poète cêest trop fort), nous propose un personnage attachant, perdu dans ses pensées, ses rêveries, son travail, et qui a réussit en tout et pour tout à commettre 4 lignes assez minablesÖ. Le fin du fin, étant la présence de Danny De Vito, qui est un directeur de cirque tyrannique, violent, un peu fou fou comme seul Danny de Vito sait lêêtre. Il arbore un visage dur en permanence, son but sera apparemment de démolir lêoptimisme qui fait avancer Edward Bloom mais les rêves sont parfois plus forts que la réalité. Tim Burton, nous propose ainsi un film plein dêentrain de bonne humeur et de vie. Chaque scène apporte son lot de surprises et dêonde positive. Le réalisateur, nous propose ainsi un film à tiroir, une belle histoire sympathique doublée dêun message. Et oui, la vie nêest pas forcément si difficile à vivre, il faut savoir prendre les choses les unes après les autres et les mener à leur terme. Et puis lêimaginaire, permet aussi de concilier beaucoup de choses, les envies, les besoins, cette sensation dêévasion par moment, évacuer ce trop plein de sérieux et revenir à des choses plus simples presque enfantines. Tout cela ne peut être que positif et donner du baume au cúur. Le problème en fait de ce film cêest, une fois que lêon a saisit le propos de Tim Burton et ce quêest réellement la vie dêEdward Bloom que reste-t-il ? Tout simplement un film sympathique, mais ennuyeux (NDW : Phil indiquait ´ chÖ ª, jêai utilisé un autre adjectif). En effet, une fois que lêon a compris le principe et le propos du réalisateur (cêest-à-dire au bout dêenviron 30-40 minutes), nous assistons sans cesse à des redites, des scènes toutes différentes certes, mais ayant la même finalité, alors fatalement lêennui sêinstalle et les paupières se font lourdes. De sorte que je conseille ce film évidemment, car avant tout cêest un Tim Burton, et je crois que cela se refuse difficilement un Tim Burton, mais il faut aussi indiquer que Big Fish nêest pas à la hauteur de lêimmense espoir né dans le simple fait quêil soit commis par ce réalisateur génial.
NDW : ce film est une adaptation dêun livre de Daniel Wallace, livre dont Steven
Spielberg avait acheté les droits (Nicholson devait interpréter M. Bloom ´ agé ª). Du pur Burton mais contrairement au message marketing, ce film nêest pas sorti de lêimagination de Burton (mais il est caractéristique de son style ;-).
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