Rubriques fantastiques
- Livres
- Nouvelle collaborative
- Auteurs
- Interviews
- Films
- Séries TV
- Bédés
- Galeries
- Illustrateurs
- Liens
- Goodies
- Concours


i, Robot A eviter
Alex Proyas - 2003

Des robots venus du futur pour nous détendre lors de vacances bien méritées. Programme à priori sympathique pour tout fan de SF, alléché qui plus est par une bande annonce sympathique.


L'Histoire
Le détective Dale SPOONER reprend ses fonctions après une période d’inactivité, il semble encore perturbé selon son chef, mais lui se sent prêt à reprendre le collier. Son premier appel de la journée, l’amène à la société USR, le numéro 1 mondial de la robotique et créateur des NS4 robots qui s’intègrent à la vie de tous les jours des humains, voir même les remplace. Des robots barman, qui promènent les chiens ou ramassent les poubelles. Les robots sont partout en cette année 2035 à Chicago et Spooner lui il n’aime pas tellement les robots. Se présenter à USR c’est l’occasion pour lui de déverser un flot de bile vraiment acide. Spooner arrive à USR pour constater qu’un des fondateurs de l’entreprise a sauté du sixième étage et gît dans le hall de l’entreprise, tué sur le coup. Spooner va se rendre dans le bureau du scientifique et immédiatement dire que la thèse du suicide avancée par USR ne tient pas la route et de fait il débusque un robot de type NS5 qui fuit devant le policier. Spooner estime tenir là son suspect, ce qui est à proprement parler selon USR impossible, dans la mesure ou les robots sont programmés pour être incapable de faire du mal aux humains. Les lois de la robotique sont sur ce point particulièrement claires. Mais Spooner n’en démord pas, le robot SONNY est le meurtrier, reste à le rattraper puis à découvrir les motivations du robot ou de la conspiration qui semble se faire jour.

L'Avis

Existenz...
Dans ce scénario avant-gardiste, Spooner est incarné par un Will Smith toujours aussi musculeux et si fier de sa plastique que ses fans au féminin pourront l’admirer sous toutes ses coutures (là je sens que ça bave). Mais l’on dirait que l’ami Will est presque éteint, sans vie, l’œil morne. Bridget Moynahan joue une sorte d’interface entre Spooner et la société USR qui l’emploi. Cette jeune femme a vraiment de l’allure, je dirais même qu’elle est très jolie (une de plus), mais elle apparaît froide comme un robot. Point réellement d’émotion sur son visage, je ne sais si le réalisateur lui a demandé d’être ainsi, ou si elle s’avère incapable d’un sourire à l’écran ou d’exprimer la peur et le désespoir, mais il est vraiment dommage de voir un si joli minois être aussi impénétrable et sans émotion. Les deux personnages principaux sont pour le reste entouré par un chef de la police un peu pénible et un dirigeant d’USR mégalo (Bill Gates ?) Et au comportement par ailleurs irrationnel eu égard au développement du scénario mais c’est un autre problème.

Terminator...
Tous les autres intervenants sont des robots NS4 pour le modèle mis au rancart, et NS5 pour son remplaçant. Des robots se mouvant de manière réellement magique, et il faut bien dire que sur le plan technique la réalisation d’Alex Proyas est vraiment une réussite. Le procédé mis au point pour Gollum dans le Seigneur des Anneaux est repris avec succès. Les acteurs de chair et d’os n’ont pas joué face au vide et devant un écran Vert ou Bleu, mais face à un humain ayant revêtu une combinaison recouverte de capteur électronique. La numérisation gérée par ordinateur permettant par suite de substituer une image de Robot. Astucieux, et diablement efficace, si j’en juge par la qualité des effets spéciaux déployés par ce film, et il faut bien dire que le Budget alloué au film par la FOX était sur ce point particulièrement conséquent. Tout cela a beau être sympathique, joli, bien fait et correctement rythmé (encore que), au bout du compte rien ne prend. Tout simplement parce que dans ce monde ou les robots prennent la place des humains, ces derniers n’apparaissent pas vraiment différent des boites de conserve. Will Smith et Bridget Moynahan sont franchement mauvais, passifs et presque lassant tant leurs dialogues sont au surplus insipides.

Copit...
Ce qui ma semblé le plus choquant c’est cette volonté pour la FOX de surfer sur la vague Matrix. J’ai intitulé l’avis MATRIX 4, tout simplement parce que ce film, si ce n’est la fin, aurait pu être le prequel de Matrix. Les fans de Matrix qui ont vu, The Animatrix et lu The Matrix Comics auront immédiatement fait le rapprochement entre le début de la guerre Humain – Robots et ce qui s’en suivit pour ne pas constater une ressemblance plus que troublante avec I Robot. Points de connexion aussi bien scénaristiques, que visuels.

Kaput
Tout cela et bien d’autres incohérences du scénario, sans parler du personnage de Spooner qui déteste les Robots pour un motif à la limite de la farce, fait que ce film est un véritable ratage. La technique, aussi parfaite soit-elle, ne peut à elle seule compenser l’absence d’originalité, et d’âme dans un film et il serait temps que les Américains comprennent que la Science-Fiction ne peut se résumer à un simple déluge d’effets spéciaux.

[ Le site officiel du film dans la rubrique Liens ]
[ En discuter dans le Forum ]
[ La liste des films ]
[ Version imprimable ]



Philippe



Newsletter - Notre équipe - Partenaires fantastiques - Aide - Nous rejoindre - Plan du site - Mentions légales

© Atemporel.com 2000 - 2007